LE PORT LYMPIA DE LA VILLE DE NICE

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Vue du bassin Lympia du port de Nice

HISTORIQUE

Le port Lympia est le nom donné au port de Nice.
Ce nom provient de la source Lympia qui alimente un petit lac dans une zone marécageuse où les travaux du port[3] commencent au milieu du XVIIIe siècle. Il constitue aujourd'hui la principale installation portuaire de Nice. Il existe également un petit port dans le quartier Carras.

Au XVII° siècle plusieurs projets intègrent déjà le port et son quartier dans la zone marécageuse du vallon Lympia comme projet d’agrandissement urbain. Le premier[4] de Maurizio Valperga dispose le port avec un bassin en forme d' ellipse. Le second d’Amedeo di Castellamonte envisage de détourner le Paillon vers la plaine de Lympia en isolant le port de la ville existante. Le dernier anonyme où le Paillon ne bouge pas et relie le port par des voies vers la porte Pairolière anticipant les futures axes Ségurane et Cassini.

En 1748, le roi Charles-Emmanuel III décide la création du futur port niçois dans la zone dite du vallon Lympia, au pied de l’ancienne citadelle. Sa construction se déroule sur plus d’un siècle et demi. La première caisse[5] du môle extérieur est immergée le 22 juillet 1750 et les premières phases de travaux sont attribuées à Antonio Devincenti. En 1761, le creusement du premier des deux bassins est bien avancé et le môle est porté jusqu’à cent dix m de long. En 1770, on creuse le rocher sur le versant sud du Château pour établir le chemin des Ponchettes qui relie la ville au port en 1772. Le môle intérieur est achevé en 1792[6], ainsi que l’éperon du Carénage construit en tête du môle, à l’ouest de la plage du Lazaret, mais le creusement est incomplet et tous les quais restent à réaliser. Dans le même temps, les ingénieurs s’aperçoivent que le port est trop étriqué. En conséquence de 1778 à 1840, le projet annexé du port et de son quartier progresse sans cesse, alors que le bassin est déjà en activité. Les plans successifs[7] des architectes Filippo Nicolis, comte de Robilant (1723-1783) en 1778-1780-1786, d’Antoine Verani en 1791, De Molliere en 1792, Caravadossi en 1804 introduisent au fil des projets l’idée d’une composition symétrique avec un bassin monumental rectiligne.

En 1840, le Consiglio d'Ornato[8] entérine la plan d'achèvement du site soumis par l’architecte de la ville Scoffier. Le dessein définitif de l’entrée maritime de la ville est fondé sur la perspective et la symétrie axiale. Il présente une digue allongée de cinquante mètres et un plan d’eau étendu à une surface de six hectares. Au fond et au nord, une longue place (aujourd’hui place Île-de-Beauté) domine une plage au quai encore inexistant. L’axe de la place est occupé par une église (souhaitée par Charles-Félix ), flanquée de chaque côté de corps d’immeubles symétriques sur portiques. En 1844, le Consiglio autorise la construction de ces nouveaux immeubles[9], élevés de trois étages, sur la place. Les façades au midi sont peintes d'ocre rougeâtre et de grands motifs en relief naturel ornent le contour des balcons. Les arcades sont décorées de plafonds à caisson et le sol pavé de dalles de pierre. La même année, la rue Cassini percée relie la place Garibaldi et prolonge la route Royale   vers le port. L’église Notre-Dame du Port est ouverte au culte en 1853. La plupart des quais sont construits entre 1842 et 1860. Le 11 mars 1857, l' Impératrice de Russie inaugure en grande pompe et donne son nom au premier tronçon (port Lympia < > Lazaret) de la route du bord de mer vers Villefranche-sur-mer.

Activités

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Vue de la partie Nord du port, depuis la colline du château.


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Vue d'une partie du port et de ses Yachts depuis la place Île de Beauté, au nord du port

Le port de Nice est le premier port cimentier de France en liaison avec les usines de traitement des galets de la vallée du Paillon. Il sert également de lieu d'ancrage pour des pointus et des yachts. Une activité de pêche subsiste, mais le nombre de pêcheurs professionnels est maintenant inférieur à dix.

NICE étant le point de la France continentale le plus proche de la CORSE, les liaisons avec l'île se sont développées avec l'arrivée des NGV ou navires à grande vitesse. Deux compagnies assurent les liaisons : la SNCM, une compagnie partiellement publique et CORSICA FERRIES - Sardinia Ferries, une société entièrement privée.

Située devant le port, la place Cassini a été rebaptisée place de l'Île de Beauté.

Une mystérieuse vague de 16 heures est signalée depuis 1992 en différents points de la côte sans qu'on puisse formellement en voir la cause dans le sillage des NGV.

Administration

Depuis 1897, le port de Nice est géré par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur[10] qui a dû restreindre ses projets d'extension du port (pour en faire un port de croisière notamment) du fait d'une mauvaise desserte autoroutière. En remplacement, on a aussi pensé à créer un nouveau port à Saint-Laurent-du-Var à l'embouchure du Var et à proximité de l'aéroport de Nice, mais ce lieu sert de réserve naturelle à diverses espèces d'oiseaux qui viennent y nicher.

Depuis février 2008, le port de Nice appartient au Conseil Général des Alpes-Maritimes[11].

  1. a, b, c et d [pdf]GIR Maralpin - Projet d'extension du port de Nice , bulletin GIR n°27, Spécial Port de Nice, 31 mars 2002
  2. Chiffres clés - Nice - Résultats de trafic 2003 [archive], Riviera Ports. Consulté le 28 mars 2010.
  3. Dictionnaire historique et biographique du Comté de Nice, Serre Éditeur, 2002
  4. Philippe Graff, L'exception urbaine : Nice, de la Renaissance au "Consiglio d'Ornato", Éditions Parenthèses, 2000, (ISBN 2863640666), p. 92
  5. Le môle se construit à l'aide de caisses de bois fabriquées au sol et bien calfatées. Elles sont mises à l'eau et amenées sur place après les avoir remplies de mortier de chaux et de pouzzolane. À l'endroit souhaité, les caisses sont échouées rapidement en les chargeant avec une partie des matériaux qui restent à employer.
  6. Philippe Graff, op. cit., p. 113
  7. Philippe Graff, op. cit., p. 102
  8. Édouard Scoffier et Félix Blanchi, Le Consiglio d'Ornato : L'essor de Nice 1832-1860, aux Éditions Serre, 1998, (ISBN 9782864102960) p.67
  9. Edouard Scoffier et Félix Blanchi, op. cit., p. 69
  10. Les équipements gérés [archive], site de la CCI NICE Côte d'AZUR. Consulté le 2 juillet 2008.
  11. « Le port de Nice attribué de nouveau au conseil général des A.-M. » , RivieraBiz.com, 7 février 2008. Consulté le 2 juillet 2008.

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Photos en HD - COPYRIGHTS - COMPANY INTERNET COUNCIL LLC - NICE - 2010 -

( cliquer sur chaque photo pour l'agrandir )

Construction à partir de 1748
Statut Port maritime d'intérêt national
Tirant d'eau 8,5 m[1]
Tonnage 0,3 million[2]
Longueur 717 m[1]
Trafic Plaisance
Croisières
Commerce
Pêche
Activités Transport Maritime
Logistique
Superficie 127 500 m² (plan d'eau)
75 000 m² (terre-pleins)[1]
Places 503[1]
Géographie
Latitude
Longitude
43° 41′ 39″ Nord
       7° 17′ 06″ Est
/ 43.69419030566581, 7.2849225997924805
Pays France FRANCE
Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur ( PACA )
Département Alpes-Maritimes
Commune Nice



Source : WIKIPEDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Port_Lympia


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